La suppression de la page Produits/Services #linkedin: que conclure?

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La suppression de la page Produits/Services #linkedin: que conclure?

Start-ups: le sens caché de la suppression de l’onglet P&S #linkedin

J’ai reporté la publication de ce billet jusqu’à ce jour en espérant très fort que la décision de retirer l’onglet Produits et services serait révoquée. De toute évidence, ce n’est pas qui se produira. Ce billet a pour but de donner du sens à ce tumulte et sera une tentative de sensibiliser les prochaines générations de start-ups à l’impact réel de leurs décisions.

frustration Nous sommes devenus des habitués des ajouts/retraits de fonctionnalités. Il peut arriver que l’on se pose la question “Pourquoi avoir retiré telle fonction que je trouvais utile? ” ou “Pourquoi l’avoir remplacé par une autre qui ne me sert à rien ?”. On râle un peu puis la vie reprend son cours. Notre frustration se dissipe gentiment… Jusqu’à la prochaine mise à jour.

 Nos sommes accros aux applications et donc aux mises à jour

Ceci dit, sommes-nous devenus tellement accros aux applications que nous nous inclinons devant les « start-ups » qui décident du sort de notre expérience d’utilisateur? Je ne pense pas. Je continue de croire que nous apprécions une belle interface web, des fonctionnalités utiles et faciles à décrypter, etc.. Mais nos préférences ont-elles leur poids dans le monde des start-ups?  Je pense que la réponse va de soit, dans le cas de Linkedin, si l’on se fie aux milliers de doléances qu’a inspiré l’annonce.

Pourquoi à votre avis ? Pourquoi vos préférences ne sont-elles pas considérées comme dans le bon vieux temps où les marketers sondaient les clients avant de lancer un produit nouveau ou amélioré? Réponse: Vous en connaissez beaucoup des sites professionnels qui peuvent se vanter d’avoir 277 millions d’utilisateurs ? Linkedin: un lieu sûr car ses fondateurs savent qu’ils maintiendront leur position de leader longtemps, très longtemps.  Imaginons un instant qu’un nouveau concurrent arrive avec des fonctionnalités différenciantes et une interface superbe, qui aurait envie de changer de site, de re-télécharger son cv, ses publications et tout le tralala pour ensuite demander à son réseau de 100, 500 ou 1000 contacts de le suivre? Linkedin ne ressent donc pas la pression d’être meilleur que son concurrent puisque concurrence, il n’y a pas.  Alors pourquoi sonder ses utilisateurs sur leurs préférences, pourquoi leur demander leur avis sur les changements proposés, pourquoi être transparent?

Imaginons un instant qu’un nouveau concurrent arrive avec des fonctionnalités différenciantes et une interface superbe, qui aurait envie de changer et demander à son réseau de 100, 500 ou 1000 contacts de le suivre? Linkedin maintiendra sa position leader longtemps, très longtemps.

Ne nous méprenons pas. Ce ne sont pas seulement les “quasi-monopoles” qui ne sondent plus leurs clients sur leurs préférences mais les start-ups en général. Je m’explique. Dans le monde applicatif web ou mobile, le beta testing remplace le sondage. Le seul hic de cette méthode: ceux qui testent l’application sont  souvent eux-mêmes technophiles/employés de la start-up, et ne peuvent parler au nom de tous les utilisateurs de ce service. Et résultat, ceci peut donner des fonctionnalités peu utilisées par la majorité des utilisateurs et engendrer des frustrations. Les mises à jour de l’iPhone sont un exemple parlant. Alors pourquoi optent-elles pour le beta testing? Pour mousser le user base rapidement. Facile d’aller chercher des utilisateurs avec la puissance des réseaux sociaux, d’autant plus si les fondateurs du service sont eux-mêmes des influenceurs qui invitent leurs réseaux et voilà, en quelques minutes des milliers d’utilisateurs, en quelques heures, plusieurs centaines de milliers et en semaines, des millions..  Et après la start-up peut fièrement afficher une base importante d’utilisateurs à la grande satisfaction de ses stakeholders (investisseurs).

 Le beta test est la méthode de sondage d’aujourd’hui, moins la fiabilité.

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Pourtant, c’est là que le vrai boulot devrait commencer : celui de rendre l’application utile pour convertir les premiers venus en utilisateurs réguliers. N’est-ce pas là l’objectif de toute entreprise qui offre un service ou un produit ? Pas étonnant que le crowdsourcing et la consommation collaborative soit en hausse (prévues de doubler dans les prochains 12 mois) car c’est le “crowd” qui décide de ce qui est bien pour lui. Il pourrait bel et bien devenir le prochain modèle d’affaires…

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